La Maison des Arts Solange Baudoux ouvre son cycle d’expositions de la nouvelle saison et présente à cette occasion les dernières œuvres de Christian Ferré.

Peintre, membre fondateur de la Maison des Arts, Christian Ferré enseigne une pédagogie novatrice du dessin et de la peinture et sera nommé directeur de 1987 à 1997. Il y insuffle une dynamique de projets et de rencontres artistiques exceptionnelles avec l’équipe de plasticiens qui l’entoure.

Telle une promenade, le parcours de l’exposition est une invitation à prendre l’air, à sortir au grand dehors, à plonger en profondeur de la matière ou de l’ombre-pleine lumière. « Le bruit du vent », « A portée de ciel », « La levée du jour » titrent ses grandes peintures, tels le son des pas, chemin faisant.
Le critique d’art Itzack Goldberg écrit à propos des œuvres de Ferré :

« Des paysages ? Peut-être des rêveries ou plutôt des fantasmagories, ces chimères troublantes et inquiétantes. Tout laisse à penser qu’avec ces œuvres, Ferré ne cherche pas des effets stables et délimités avec précision, mais au contraire l’incertitude qui émane de la nature, l’impossibilité de la fixer. Bref, le paysage comme lieu de projection. »

Itzhak Goldberg


Article paru dans le magazine Evreux / Evreux Portes de Normandie N°12

Dans son atelier du Pays d’Ouche, Christian Ferré dévoile les toiles qu’il exposera à la Maison des Arts, toutes de grands formats et verticales. Il les sort les unes après les autres avec énergie, une énergie que l’on retrouve dans sa démarche picturale. « Je ne suis pas un contemplatif. Quand je peins, je balise l’espace. Je défriche au fur et à mesure. Au départ, il n’y a pas de sujet particulier, cela arrive au fil de mon travail.» Co-fondateur et directeur de la Maison des Arts d’Évreux de 1981 à 1996, Christian Ferré se souvient de ses débuts aux Beaux-Arts d’Angers. « Ma mère disait que j’avais du goût pour la déco, c’est pour cela qu’elle m’a inscrit aux Beaux-Arts. J’ai tout de suite été confronté au dessin et à la difficulté de reproduire une nature morte. J’ai rapidement été passionné par la peinture », confie l’artiste. Professeur de dessin au lycée d’État d’Évreux, puis au collège de Conches, il intègre ensuite la Maison des arts d’Évreux. « J’ai assisté à la création de la Maison des Arts, c’était une époque formidable, nous avons vécu de grands moments. »

L’émotion d’un moment

La peinture de Christian Ferré n’est pas un long fleuve tranquille. Elle représente l’émotion d’un moment. « J’essaie de donner une identité à mes toiles. Je décris plus un état d’âme qu’une image. J’aime mettre du son dans le nom de mes toiles. J’aime aussi donner des titres qui font appel à la poésie. » Une poésie que l’on retrouvera sur les cimaises de la Maison des Arts, à travers quelques citations de Lamartine ou Cézanne, qui viendront ponctuer l’exposition.

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