projecteur de cinéma

Affiche Festival international du film d'éducation

Avec ses programmations (80 films environ), ses animations pour les différents publics notamment les publics jeunes… , la 18ème édition du Festival international du Film d’Éducation aura lieu du 29 novembre au 3 décembre 2022 à Évreux.

Depuis près de 20 ans, le festival international du film d’éducation Évreux présente une riche programmation permettant d’aborder les grandes problématiques de l’éducation, de l’enfance, de la jeunesse et de la transmission culturelle. « Le festival a beaucoup évolué depuis sa création avec l’ouverture aux long-métrages et aux films destinés au jeune public. L’éducation au cinéma indépendant et à l’image est une dimension très importante du festival. D’ailleurs, nous développons davantage cette facette en proposant cette année une séance à destination des maternelles accompagnée d’animations en salle », explique Christian Gautellier, le directeur du festival.

80 films destinés à un très large public seront diffusés au cours des cinq jours. Des créations françaises et internationales permettant d’avoir une vision globale du monde actuel.

« Le travail des réalisateurs est toujours très proche des enjeux de notre société. Par conséquent, la transition écologique figurera notamment parmi les différents thèmes traités. Vous pourrez ainsi découvrir de belles histoires dans différents domaines. Même si les sujets sont parfois graves, les issues demeurent toujours très positives », conclut-il.

Au programme également de cette nouvelle édition : une conférence sur la transition énergétique, animée par François Gemenne, spécialiste des questions liées au climat, une table ronde consacrée à l’intégration des personnes en situation de handicap dans notre société et une conférence concernant l’éducation artistique et populaire, animée par Philippe Meirieu, spécialiste des sciences de l’éducation et l’acteur et réalisateur Robin Renucci.

Une séance « famille » aura lieu le samedi à 14h. Une trentaine de films (courts et moyens métrage) issus de la compétition seront diffusés en ligne jusqu’à fin décembre.

Une nouveauté cette année, les organisateurs ont décidé de mettre en place une projection spécifique pour les enfants des écoles maternelles (3-5 ans)… L’enjeu de faire découvrir le cinéma dès le plus jeune âge leur semble important ! Quatre films courts ont été choisis avec des animations en salle de cinéma entre les films :

  • Animanimals : Zebra
  • S’il vous plaît, gouttelettes !
  • Kiko et les animaux
  • Le petit bonhomme de poche

Les thématiques des conférences et tables rondes sont définies : avenir de la planète et agenda 2030 pour le développement durable (mercredi), la culture au cœur de l’éducation (vendredi) et l’enjeu de l’inclusion des personnes handicapées dans notre société (jeudi). La séance « spéciale famille »,  les partenariats pour diversifier les publics, et aller au-devant de publics « empêchés » ou « éloignés » du cinéma, sont au travail notamment au niveau des EHPAD, de l’hôpital, de la médiathèque…

Le Festival international du film d’éducation rassemblera 48 films en compétition ainsi que 29 films pour les jeunes publics (à découvrir en ligne).

Liste des courts et moyens métrages :

  • 12 Jours Ensemble, de Marine GAUTIER – 52 minutes, France, 2022, documentaire
    Ils s’appellent Clément, Aubin, Bérénice ou Théo et partent en colonie de vacances itinérante le long de la côte atlantique. Armés de leur tente
    et de leur sac à dos, ces jeunes vont, le temps d’un été, grandir ensemble.
  • Astel adolescence, de Ramata-Toulaye SY – 24 minutes, Sénégal-France, 2021, fiction
    Au Fouta, région isolée au nord du Sénégal, c’est la fin de la saison des pluies. Astel, treize ans, accompagne tous les jours son père dans la
    brousse. Ensemble, ils s’occupent de leur troupeau de vaches. Un jour, en plein désert, la jeune fille rencontre un berger. Son quotidien
    paisible va en être bouleversé…
  • C’est à nous de changer les choses ! de Aurélia PILLETITCH – 23 minutes, France, 2022, documentaire
    Des jeunes du lycée Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles se retrouvent chaque semaine au sein de la Brigade égalité Filles/Garçons pour se
    questionner, partager et témoigner autour de l’égalité et de leurs rapports au corps à l’adolescence. Elles et ils déconstruisent les stéréotypes
    liés à des questions d’égalité et organisent et montent des projets présentés dans les classes du lycée.
  • Ce qui nous sauve (The Rescuers), de David Nicolas PAREL – 63 minutes, Suisse, 2021, documentaire
    Tout juste après avoir reçu son diplôme d’ambulancière, Mégane, 26 ans, est engagée par la compagnie genevoise Swiss Ambulance
    Rescue. Durant plusieurs mois, elle va faire équipe avec Christophe, 54 ans, l’ambulancier qui lui a donné envie de faire ce métier.
    Durant la pandémie de mars 2020, le réalisateur va à la rencontre de ces hommes et ces femmes qui exercent un métier de l’ombre et dont la
    mission est de porter secours quoi qu’il en soit.
  • Dad’s Sneakers adoption, de Olha ZHURBA – 19 minutes, Ukraine, 2021, fiction
    Sasha, 13 ans, vit dans un foyer pour adolescent. Tout juste adopté par une famille américaine, il s’apprête à déménager aux Etats-Unis. Mais
    quelque chose le retient…
  • DAEV (Discussion Animée entre Entendeurs de Voix), de Tristan THIL – 13 minutes, France, 2022, documentaire animé
    Au terme schizophrène, ils préfèrent celui d’entendeur de voix. Deux fois par mois, ils se réunissent autour de Virginia. Elle a créé et anime un
    groupe de paroles destiné à des personnes atteintes de ce mal dont le seul nom incarne tous les fantasmes de la folie. Avec elle, ils racontent
    leur vie avec ces voix dans leur tête.
  • Elena précarité, enfance, de Mateo CINGU – 15 minutes, Albanie, 2022, fiction
    A la veille de Noël, Elena, une pré-adolescente d’une douzaine d’année, essaie de vendre aux passants ou aux clients de bistrots, de petits
    paquets d’amande. Une aide indispensable à ses parents dont la situation est alarmante. Dans la nuit de la ville, elle fera des rencontres
    étonnantes.
  • Fruits and Vegetables, de Maciej JAKOWSKI – 26 minutes, Pologne, 2021, fiction
    Wojtek, un garçon obèse, manque non seulement de confiance en lui mais a aussi honte de sa mère Dorothy qui survit grâce à un petit
    commerce de fruits et légumes. Un jour, pour la faire changer, Wojtek se rebelle contre elle.
  • Horizons (Nos), de Charlotte CAYEUX – 45 minutes, France, 2022, documentaire
    Sur des paysages de bord de mer, une voix de femme lit des lettres que son ami lui écrit de la prison de Fresnes. L’absence, l’attente, le désir
    de liberté traversent le dialogue qui s’installe entre les images et le texte…
  • Il n’y aura pas de montagnes assez hautes, Jérôme de GERLACHE – 30 minutes, France, 2021, documentaire
    Depuis 2017, dans la montagne du Briançonnais, chaque nuit, des maraudeurs viennent en aide aux migrants qui cherchent à traverser la
    frontière franco-italienne en quête d’une terre d’accueil. En 2018, des bénévoles venus en aide à ces personnes ont été condamnés par le
    tribunal de Gap à de la prison ferme. Au fil de leurs témoignages, ce court-métrage documentaire raconte l’histoire de leur quête de justice
    solidaire jusqu’à son issue en 2021.
  • Là où tout se joue banlieue, de Julie CHAUVIN – 57 minutes, France, 2021, documentaire
    Jamel, Matthieu, Ali… ont entre 20 et 35 ans. Ils viennent des quartiers populaires de Sevran. Pour la première fois, ils racontent leur
    parcours, leurs idéaux et leur façon de surmonter l’adversité. De leurs récits nait une œuvre théâtrale loin des clichés sur les jeunes hommes
    de banlieue. Elle sera jouée dans l’intimité des appartements de cette ville, jusqu’ici sans théâtre.
  • Lettre à Nikola immigration, de Hara KAMINARA – 50 minutes, Belgique, 2021, documentaire
    Une photographe filme à bord de l’Aquarius, un bateau de sauvetage en Méditerranée qui a sauvé 29.523 personnes entre 2016 et 2018.
    Suite à des pressions politiques, le navire a dû arrêter ses opérations en 2018. Elle écrit alors des lettres à l’enfant qu’elle attend pour
    témoigner de l’état du monde au moment de sa naissance.
  • Loop, de Pablo POLLEDRI – 8 minutes, Espagne / Argentine, 2021, fiction animée
    Dans cette société, chaque être humain répète la même action, encore et encore. Que se passe-t-il dès lors qu’une personne voire deux
    tentent d’échapper à cette routine ?
  • Love, Dad famille, de Diana Cam VAN NGUYEN – 13 minutes, République tchèque, 2021, documentaire animé
    Les lettres de son père, et ses propres réponses, retrouvées dans une boite, sont pleine d’amour. Ecrites il y a bien longtemps, elles rappellent
    à Diana les images de son passé.
  • Marchands de Glace (Les) / Ice Merchants, de Joao GONZALEZ – 14 minutes, Portugal, 2022, fiction animée
    Tous les jours, un homme et son fils sautent en parachute de leur maison froide, suspendue à flan d’une vertigineuse falaise, pour aller au
    village au sol, vendre la glace qu’ils produisent. Mais au fil des jours, la température s’élève au-dessus de 0°…
  • Memoir of a Veering Storm / Souvenir d’une tempête, de Sofia GEORGOVASSILI – 14 minutes, Grèce, 2022, fiction
    Un matin de septembre, un orage est sur le point d’éclater. Une mère conduit sa fille Anna au collège. Avec l’aide de son petit ami, la jeune
    fille fait l’école buissonnière et se rend à l’hôpital pour un rendez-vous important.
  • Mots pour Maux enfants maltraités, de Grégoire GOSSET – 52 minutes, France, 2021, documentaire
    Le quotidien de l’équipe médicale et des enquêteurs de l’Unité Médico Judiciaire pédiatrique du Centre Hospitalier d’Orléans qui reçoit les
    enfants victimes de maltraitance.
  • Ombres d’Algérie (Nos), de Vincent MARIE – 52 minutes, France, 2022, documentaire
    Des dessinateurs de bande dessinée nous plongent par leurs albums dans les mémoires de la guerre d’Algérie. Ils (re)tracent l’intimité de
    récits de vie et convoquent les fantômes qui hantent “nos blessures” d’Algérie. Par le dessin, ils font œuvre de mémoire et racontent
    autrement une guerre dont on a longtemps tu le nom en France.
  • Petits Disciples de Platon (Les) / Young Plato, de Neasa NI CHIANAIN et Declan MC GRATH – 52 minutes, Irlande / Belgique / France, 2021, documentaire.
    A Belfast, le directeur charismatique de l’école de garçons Holy Cross recourt aux enseignements de Platon, Socrate et Aristote pour aider les
    enfants et la communauté de l’Ardoyne à reprendre pied dans un environnement en proie à la décadence urbaine, l’agression sec taire, la
    pauvreté et la drogue.
  • Quand on était des petites brutes adolescence, de Jay ROSENBLATT – 30 minutes, Etats-Unis, 2021, documentaire
    Des décennies plus tard, en retrouvant de vieilles photos, le narrateur se remémore une bagarre à laquelle il a pris part, dans la cour de
    récréation et s’interroge sur la cruauté des enfants et ses effets sur les protagonistes.
  • Ramboy, de Mathias JOULAUD et Lucien ROUX – 30 minutes, Suisse, 2022, documentaire
    S’occuper d’un troupeau de brebis demande un apprentissage précis et difficile. Mais c’est indispensable pour devenir fermier. Cian y arriverat-il, sous la direction et avec l’aide de son grand-père ?
  • Shower Boys, de Christian ZETTENBERG – 9 minutes, Suède, 2021, fiction
    Après un match acharné, deux jeunes garçons se lancent dans un concours de virilité dans le sauna pour finir par s’interroger sur ce qu’est
    une amitié virile.
  • Spotless adolescence, de Emma BRANDERHORST – 16 minutes, Pays-Bas, 2022, fiction
    Pendant ses règles, Ruby, 15 ans n’ose pas demander à sa mère des tampons ou des serviettes hygiéniques car elle sait que l’argent se fait
    rare. Elle essaie de se débrouiller elle-même. Une étude menée par l’organisation de développement Plan International montre qu’environ 9 %
    des Néerlandaises âgées de 12 à 25 ans n’ont pas toujours l’argent pour acheter des produits menstruels. Spotless / Vlekkeloos raconte
    l’histoire de nombreuses femmes, dans le but de briser le tabou de la précarité menstruelle.
  • Techno, Mama, de Saulius BARADINSKAS – 18 minutes, Lituanie, 2021, fiction
    Nikita aime écouter de la musique techno et rêve d’aller à Berlin et de visiter le célèbre club “Berghain”. Irena, une mère abusive, ne connaît
    rien de son fils. Leurs attentes respectives vont bientôt se heurter dans un dernier affrontement.
  • The Invention of Less, de Noah ERNI – 3 minutes, Suisse, 2021, fiction animée
    En 2031, en raison du réchauffement climatique, une jeune ourse polaire doit quitter sa maison et s’installe à Zurich. Avec les autres animaux
    qui ont fui, elle vit de petits boulots. Mais elle a alors une idée qui va changer le monde !
  • The Record, de Jonathan LASKAR – 9 minutes, Suisse, 2022, fiction animée
    Un voyageur donne à un antiquaire un disque vinyle magique : “Il lit dans vos pensées et joue vos souvenirs perdus”. Obsédé par ce disque
    sans fin, l’antiquaire l’écoute encore et encore.
  • The School by the Sea, de Solveig MELKERAAEN – 29 minutes, Norvège, 2021, documentaire
    Sur la côte norvégienne, la petite école à classe unique, bercée par le bruit de la mer, va fermer. Ce changement inquiète les enfants.
  • Vie sexuelle de Mamie (La) / Granny’sexual life, de Urska DJUKIC et Emilie PIGEARD – 13 minutes, Slovénie, 2021, documentaire animé
    Quatre femmes âgées repensent à leurs souvenirs de jeunesse et à l’évolution des relations entre les hommes et les femmes depuis cette
    époque. Leurs voix fusionnent en une seule voix, celle de la grand-mère Vera, qui raconte son histoire en détail. Un voyage dans la jeunesse
    de la grand-mère et les souvenirs de sa vie intime illustrent le statut des femmes slovènes dans la première moitié du XXe siècle.

Liste des longs métrages :

  • Ademoka’s education, de Adilkhan Yerzhanov – 89’, Kazakhstan, fiction
    C’est l’histoire d’une adolescente migrante illégale, Ademoka, qui vit au Kazakhstan et est forcée d’être mendiante pour survivre. En même
    temps, elle est brillante et talentueuse et rêve d’étudier tout le temps. Son statut illégal et son absence de citoyenneté constituent un obstacle
    sérieux face à son souhait et sa volonté. À un moment donné, Ademoka obtient une chance de recevoir une éducation et l’aide vient d’un côté
    plutôt inattendu. Une personne qui pourrait sembler être la moins crédible pour la soutenir, un « loser » alcoolique, Achab, lui tend une main
    secourable… Ademoka’s education est une comédie surprenante, ponctuée de scènes burlesques et de poésie. C’est une ode à la liberté, à
    l’entraide humaine, ainsi qu’à l’accès à l’éducation comme ascenseur social pour une population marginalisée et maltraitée, le peuple des
    Gitans, par des institutions tournées en dérision.
  • The red tree / El árbol rojo, de Joan Gómez Endara – 94’, Colombie, France, Panama, fiction
    Eliécer, un homme d’âge mûr, robuste et solitaire, vit modestement à Rincón del mar, dans la Caraïbe colombienne. Il apprend la mort de son
    père, disparu alors qu’il était encore enfant, en même temps qu’on lui confie Esperanza, sa demi-sœur devenue orpheline. N’étant pas disposé
    à la prendre en charge, Eliécer se résout à la conduire à Bogotá auprès de la mère qui l’a abandonnée bébé. Toño, un jeune qu i rêve
    d’apprendre à boxer dans la capitale, se joint à eux. Pour ces trois êtres démunis, le voyage va se révéler long et difficile. Les différentes
    rencontres sont autant de menaces que de belles expériences humaines. Au bout du chemin, Eliécer affronte la décision de retrouver le foyer
    et la famille que lui et Esperanza ont perdue.
  • Wildhood, de Bretten Hannam – 108’, Canada, fiction
    C’est l’histoire de deux gamins paumés dont le seul repère dans la vie est la violence de leur père, avec lequel ils vivent seuls dans un taudis.
    Jusqu’à ce que l’adolescent « bispirituel » (terminologie canadienne : personne affiliée à une nation autochtone d’Amérique du Nord
    possédant un esprit féminin et un esprit masculin) tombe par hasard sur la preuve que sa mère mi’kmaq n’est pas morte, contrairement à ce
    qu’a pu lui dire son géniteur. Il décide alors de s’enfuir avec son demi-frère pour partir à la recherche de sa mère. Sur leur route, ils croisent
    Pasmay, un jeune Mi’kmaq qui voyage de pow-wow en pow-wow pour danser contre quelques dollars. Et par un concours de circonstances, il
    deviendra leur compagnon de route dans ce voyage initiatique où il revendique son héritage mi’kmaq. Saisissant road movie dans des décors
    naturels et bucoliques de l’Est du Canada, Wildhood est un voyage initiatique, à la fois sensoriel et musical, qui met en lumière la richesse du
    patrimoine autochtone et la difficile réhabilitation et transmission de la langue et culture Mi’kmaq.
  • Mis hermanos suenan despierotos, de Claudia Huaiquimilla – 85’, Chili, fiction
    Dans une prison pour mineurs, Ángel et son jeune frère Pulga attendent depuis un an que leur cas soit jugé. Malgré la violence carcérale, des
    amitiés se nouent, des groupes se créent, par affinité ou solidarité. Autour de Jaime, adolescent révolté, un projet particul ier va prendre corps.
    Pour Ángel va alors se poser la question d’y adhérer ou non. La caméra de la réalisatrice s’approche au plus près de ces jeunes malmenés
    par la vie, que les expériences ont mûri pré- maturément, mais dont les rêves sont ceux des enfants qu’ils sont encore. Ce film est inspiré
    d’événements survenus dans des prisons, centres de détention au Chili.
  • Scarborough, de Shasha Nakhai et Rich Williamson – 136’, Canada, fiction
    Au cours d’une année scolaire, trois jeunes enfants d’un quartier à faible revenu, du district de Scarborough à Toronto, trouvent la valeur de la
    passion, de l’amitié et de la résilience, grâce à un programme parascolaire dirigé par l’éducatrice à l’enfance Mme Hina. Leurs contextes
    familiaux sont particulièrement compliqués, humainement et socialement. Scarborough offre un aperçu cru mais empathique d’une
    communauté multiculturelle qui trouve sa dignité dans des endroits inattendus : un refus collectif de se laisser fracturer par les défis individuels
    et de se rassembler par la gentillesse et la solidarité. Les deux cinéastes dépeignent les vérités spécifiques de la vie quotidienne de leurs
    personnages avec une honnêteté et une précision au grand cœur.
  • Camila saldre esta noche / Camilla sortira ce soir, d’Inés María Barrionuevo – 103’, Argentine, fiction
    Lorsque sa grand-mère tombe gravement malade, la farouche Camila, adolescente de 17 ans, est obligée de déménager à Buenos Aires,
    avec sa mère et sa sœur et vivre dans l’appartement de sa grand-mère. Elle laisse derrière elle, un lycée public pour un établissement privé
    traditionnel, où elle doit, dans ce milieu hostile, se faire une place auprès de nouveaux camarades. Avec beaucoup de fluidité et de sensibilité,
    la réalisatrice aborde les thématiques propres au passage à l’âge adulte : révolte générationnelle, refus de compromis, rejet des institutions,
    découvertes amoureuses conflictuelles. Replaçant son récit dans des problématiques très actuelles comme l’avortement, les harcèlements,
    les pressions paternalistes et celles de l’Église, la corruption… elle prend le parti d’une jeunesse qui s’émancipe.
  • Retour à Séoul, de Davy Chou – 119’, Corée, France, fiction
    Sur un coup de tête, Freddie, 25 ans, retourne pour la première fois en Corée du Sud, où elle est née. En même temps que la jeune femme y
    brûle sa jeunesse par les deux bouts, elle entreprend, non sans ambiguïté ni souffrance, les démarches nécessaires aux retrouvailles avec
    ses géniteurs. Cette recherche de ses origines dans ce pays qui lui est étranger, fait basculer sa vie dans des directions nouvelles et
    inattendues.
  • Alam, de Firas Khoury – 104’, Palestine, France, Tunisie, Arabie saoudite, Qatar, fiction
    Tamer, étudiant palestinien, ne se mêle pas de politique ; en même temps, le souvenir de son oncle, un activiste physiquement brisé par
    l’emprisonnement, pèse lourdement sur son esprit. Dès son apparition, il est attiré par une nouvelle camarade de classe, la belle, spontanée et
    engagée politiquement Maysaa’ ; pour l’impressionner, Tamer entraîne ses copains dans l'”Opération : Drapeau” de Maysaa. Cet acte de
    résistance vise à remplacer le drapeau israélien de l’école par le drapeau palestinien le jour de l’indépendance israélienne, qui est un jour de
    deuil pour les Palestiniens lorsqu’ils commémorent la “Nakba” – la catastrophe. Sous l’influence de Mayssa’, la conscience politique de Tamer
    s’éveille et il décide de participer à sa toute première manifestation.
    Le réalisateur Firas Khoury filme avec conviction et entrain leur passage à l’âge adulte dans une forme de politisation et de prise de position
    de citoyens en devenir face à un mécanisme d’État (colonisateur) visant à oublier l’histoire, ou pire à la modifier par le biais de l’éducation.
  • Joyland, de Salim Sadiq – 127’, Pakistan, fiction
    Alors que les Ranas – une famille confortablement patriarcale – aspirent à la naissance d’un petit garçon pour continuer la lignée familiale, leur
    plus jeune fils rejoint secrètement un théâtre de danse érotique, où il travaille comme danseur, et tombe amoureux d’une starlette trans
    ambitieuse. Progressivement, leur histoire d’amour impossible éveillera les désirs sexuels de toute la famille Rana.
    Le film aborde un sujet grave en évoquant la crise d’un modèle familial traditionnel emprisonnant les individus et rejetant aussi bien le désir
    que la liberté individuelle. La mise en scène filme les tabous, l’interdit, et de ce point de vue, est remarquable sur le plan cinématographique.
    JOYLAND qui nous vient d’une cinématographie rare, a reçu le prix du jury Un certain regard cette année à Cannes.
  • Beautiful beeings, de Gudmundur Arnar Gudmundsson – 123’, Islande, fiction
    Addi, un garçon élevé par une mère clairvoyante, décide d’accueillir un souffre-douleur dans sa bande de marginaux. Livrés à eux-mêmes, les
    garçons explorent l’agressivité et la violence mais apprennent aussi la loyauté et l’amour. Alors que le comportement du groupe s’aggrave et
    devient dangereux, Addi commence à avoir une série de visions oniriques. Sa nouvelle intuition peut-elle le guider, lui et ses amis, vers un
    chemin plus sûr, ou vont-ils plonger irrémédiablement dans la violence ?

Liste des documentaires (à venir)

Conférences – débats / Tables-rondes :

  • Enjeux climatiques : comprendre, décider et agir pour l’éducation
    Mercredi 30 novembre, 9h00 (Conférence en partenariat avec le Fonds MAIF pour l’Education)
  • Vous avez dit inclusion ?
    Jeudi 1er décembre, 9h00 (Table-ronde)
  • Éducation artistique et Education populaire : apprendre à voir, rêver et transformer le monde
    Vendredi 2 décembre, 9h00 (Table-ronde)

 

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